Juger justement…

Qu’est-ce que juger l’autre?

“Ne jugez point afin que vous ne soyez point jugé” est-il écrit…

Je ne crois pas que l’on puisse juger quelqu’un, même en connaissant les faits. Car nous ne connaissons pas le monde de l’autre, son histoire, son regard sur lui et le monde.

Je peux juger un comportement en connaissant parfaitement les faits, si tant est que l’on puisse les connaître parfaitement.

Quand on parle de connaître les faits, c’est déjà biaisé, car les faits sont toujours vus, lus ou entendus, ce qui signifie qu’ils passent au travers du prisme de mon regard sur moi, le monde, l’autre, Au travers donc de ma “perception“. Et cette perception déforme un fait pour devenir une réalité, MA réalité, et cette réalité-là est ce qui pose question. La conscience de la différence entre ma perception et un fait (ensemble d’informations percues) doit m’alerter.

Au début du 20ème siècle, un meurtrier en série de policiers fut abattu par la Police New-Yorkaise dans un appartement. Pendant les derniers moment du siège, il écrivit quelques lignes, exprimant le regard qu’il avait sur lui-même, et s’étonnant de la haine qu’on lui vouait, déclarant que “sous ses vêtements battait un coeur doux et sans violence”. Voilà le regard que portait ce tueur sur lui-même, et en toute sincérité. Selon lui tous ses meurtres avaient été justifiés!

Nous avons presque tous une estime de nous-mêmes peu élogieuse. Et pourtant presque tous nous portons un regard très bienveillant sur nos comportements et nos actes, en justifiant même les pires.

Même en connaissant les faits, il n’est pas honnête ni sage de juger quelqu’un. C’est pourtant ce que nous faisons tous, presque tout le temps.

Cela contribue à détruire notre personne, notre famille, notre cercle social et professionnel, notre société, et plus généralement notre planète.

Je milite, déjà vis-à-vis de moi-même, pour être prompt à écouter/observer, et lent à juger et décréter. Et ce n’est pas facile…

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Garder le cap

Les bons capitaines

Révéler ce que l’on a dans les tripes

“C’est dans les difficultés que chacun de nous révèle ce qu’il/elle a au fond de lui/elle”

Passer par l’épreuve du feu permet de purifier un minerais. C’est ainsi que l’on obtient un métal noble et propre à son usage.

L’épreuve, dans le langage courant est synonyme de souffrance, d’angoisse, de risque d’échec, d’examen “à la loupe”, de tri, de crible, etc…

Pour une grande partie d’entre-nous qui avons plus de quarante-cinq ans, les trois dernières décennies ont vu des changements majeurs et de plus en plus rapides des paradigmes de la vie personnelle, relationnelle, sociale et professionnelle.

En 1979 j’avais 15 ans et je participais à mon premier camp kayak organisé par une organisation scoute. En 1986 cette organisation supprimait ces camps à son programme à cause d’un durcissement progressif de la législation, au nom de la sécurité. Il devint impossible pour la plupart des structures bénévoles de répondre aux contraintes. le résultat a été désatreux pour de nombreux jeunes.

Progressivement les activités au grand air sont devenues menaçantes au yeux du législateur, et les banlieues sont devenues des bombes et des zones d’exclusion et de non-droit.

Le même principe de précaution est devenu une norme de législation dont l’application s’est retrouvée utilisée avec une sauvagerie de plus en plus grande et absurde, là ou il aurait fallu du bon sens.

Mais le bon sens, quand il existe est traité comme une psychopathie.

La plus grande partie de la population est aujourd’hui destructurée : Rôles masculin/féminin explosés, couples instables, familles éclatées, enfants ballotés et insécurisés, sentimentalisme érotique exacerbé, vies professionnelles atomisées et aléatoire, pères-copains éjectés ou absents, mère esclaves et toutes-puissantes. Valeurs diluées, principes à géométrie variable, injonctions paradoxales des autorités et de la publicité.

Et les démocraties qui écrase la Vie par peur de la mort, au moins.

Un virus dont nos dirigeants se servent bien sournoisement pour finir de détruire la cohésion sociale/familiale.

C’est mon analysede la situation. De la nostalgie, forcément, mas cela ne sert à rien.

De la souffrance? Bien-heureux ceux qui ne la ressentent pas en ces temps terribles. Mais elle est omniprésente.

Pire, la violence, physique, psychologique, morale, intellectuelle, religieuse ou spirituelle, administrative, policière, étatique, parentale, filiale, personnelle (soi sur soi)

Chacun de nous est balloté comme une boule de flipper (oui c’est “has been”), et chacun a une stratégie bien a lui/elle pour garder le cap…. mais au fait, quel cap?

Il est peut-être bon de savoir quel cap je veux garder. Quel objectif atteindre…

L’autre jour je demandais à un jeune ami comment il voyait l’avenir proche, et comment il comptait l’aborder en tant qu’homme, mari, père, et professionnel. Il me répondit : “ce sont ceux qui auront le plus d’argent qui s’en sortiront, donc je fais en sorte de gagner et d’avoir un max de fric”. Ce à quoi je répondis : ” et si tes comptes sont bloqués?” “J’investis dans la cryptomonnaie” me répondit-il. Ce à quoi je rétorquais : “et en cas de black-out internet” “……..”….fin de la discussion.

Il n’y a pas de stratégie raisonnablement sûre à long-terme à suivre aujourd’hui. Un grand nombre de films et séries d’anticipation montrent bien les glaçantes épées de Damoclès suspendues sur la tête de chacun/e d’entre nous.

Je ne m’étendrai pas plus sur ce que nous pouvons tous réaliser.

Mais je reposerai ces simples questions : quel cap et comment le garder?

L’épreuve grandissante que la plupart vit depuis ces derniers mois me porte à accepter un certain nombre de choses que je ne peux changer et à déterminer un cap viable sur lequel j’ai un peu de pouvoir.

L’urgence absolue est de garder ou retrouver une sérénité intérieure qui me permette de réfléchir et d’économiser mes énergies psychiques et émotionnelles. Je DOIS rester sain d’esprit!

Pour cela je dois retrouver et me fixer :

– Sur mes valeurs les plus précieuses et les plus nobles.

– Sur ce qui me construit le coeur, le corps, l’âme, l’esprit, ce qui me fait grandir.

– Sur un cercle social réduit mais solide et noble.

– Sur quelqu’un de plus grand que moi, fiable, et qui saura m’inspirer les sentiments et comportements les plus nobles (j’encourage donc à intensifier ou à initier une vie spirituelle)

– Sur des objectifs pour le bénéfice de tous, objectifs qui dépassent ma propre vie et qui donnent de l’espoir à d’autre.

-…

La liste n’est pas exhaustive et je laisse à chacun le soin de compléter sa propre liste. Mais l’accompagnement et/ou une relation de mentorat sont des options à ne pas négliger, à l’heure de traverser les crises.

Olivier H. Sommer. Novembre 2020Les bons capitaines

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Les Clés du Leadership

Histoire, histoires, Bible, Biographies, Récits initiatiques, livres de développement personnel : Tous reviennent à dire ceci :

  1. Chacun/e est un/e leader potentiel.
  2. Tout le monde ne le sera pas consciemment
  3. Nous avons tous/tes notre originalité
  4. Nous avons une immense responsabilité à cause de notre influence
  5. Nous sommes appelés à devenir une meilleure version de nous-même
  6. Et nous inspirons (pour le bon ou le mauvais) une partie plus ou moins grande de l’humanité
  7. Le monde a toujours eu besoin de Héros/ïnes, extraordinaires ou non
  8. Ce sont eux/elles qui impriment leur énergie aux foules, et donc ils/elles modifient le cours de l’Histoire du monde.
  9. Tous et toutes sont eux-mêmes inspirés/es et guidés/es. (Par qui?)
  10. Ceux qui sortent du lot et sont les plus influents, ceux qui accomplissent le plus ont trouvé et déployé les clefs de l’efficacité

J’ai lu la Bible un grand nombre de fois et je la lis encore. Je l’ai étudié et je l’étudie encore. J’ai aussi un très grand nombre de lectures autres et je ne cesse jamais de dévorer ces sources de la connaissance et ces témoignages de l’expérience humaine. Que ce soit sous forme écrite ou audio.

Choisir ce que l’ont lit est important, car il est nécessaire d’avoir les meilleures approches, et la qualité de contenu et d’écriture la meilleure.

Le poids de la Lumière (MARTIN HESSELMEIER / ANDREAS MUXEL)

Je peux cependant dire ceci, nous trouvons dans la Bible un extraordinaire condensé de sagesse que les “gourous de développement personnel et les neurosciences ne font qu’actualiser et valider. C’est en allant à leur rencontre et en me formant en dehors du milieu religieux que je l’ai compris. Car dans ce dernier, les lunettes de lecture, d’interprétation, et les émetteurs de transmission sont malheureusement biaisés, et surannés, et ainsi publient un décalage toujours plus grand entre la pertinence réelle de l’enseignement biblique, et les mentalités et la culture post-moderne.

C’est donc parfois dans la Bible que je puiserai des illustrations de l’enseignement magistral de ce qui nous occupe : le développement de son propre leadership. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. Nous sommes appelés à être les leaders-repères de ce monde en dérive mené par des aveugles voraces, pour toutes celles et tous ceux qui cherchent sincèrement la lumière.

Et pour laisser passer la lumière, il faut bien être un peu fêlé, n’est-ce pas?

C’est bien ce que les grands maîtres de sagesse et les transformateurs ont subi, notamment, comme accusations : d’être fêlés. Oui mais. Qu’avaient-ils en commun? D’abord ils/elles étaient inspirés/es par une grande idée, une idée qui avait pour but premier de servir l’humanité. Ensuite ils/elles ont tous déclaré égaux les individus. Ensuite ils/elles avaient une hygiène de vie et une auto-discipline très élevée. Ils avaient de la compassion pour les plus faibles et ne cédaient rien aux puissants et aux assoiffés de pouvoir. Leur chemin de vie est un modèle de persévérance dans leur combat, et ils/elles ont tous cherché les moyens pacifiques pour changer le monde. Mêmes les grands guerriers. Et je terminerai cette liste partielle : par le plus important : leurs oeuvres n’ont jamais été plus grands qu’eux/elles. Ils ont grandi, au fur et à mesure que leur mission le nécessitait, ils sont devenus des “grands/es que l’histoire a retenu, mêmes et encore plus quand ils/elles sont morts assassinés.

On plante les clous qui l’attachent à la croix, et tout ce que Jésus dit c’est “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font”. Abnégation, responsabilité, compréhension, intégrité, justice, miséricorde…

C’est ce que je vous propose : grandir, grandir, et grandir encore.

Olivier H. Sommer, Mai 2020