Comment prendrez-vous soin du monde aujourd’hui ?

Comment prendrez-vous soin du monde aujourd’hui ?

Bonjour l’Univers, Bonjour la planète, Bonjour mon petit monde.

Hier soir nous avons regardé “à la recherche du bonheur”, l’histoire vraie de Christopher Gardner. Cet homme, aujourd’hui multimillionnaire et philanthrope américain, qui a passé un an dans la rue après avoir tout perdu, en prenant soin de son fils de 3-4 ans, en travaillant en tant que stagiaire non-rémunéré pendant 6 mois, non diplômé, et devenant finalement courtier financier devant 20 autres personnes.

Parmi ce qui m’a touché, c’est son engagement pour son fils, tout en préparant l’avenir, en fait, prendre soin de son fils était tellement important qu’il a décalé tous ses temps de travail et d’apprentissage afin d’être père, d’être vraiment père.

Puis devenu aisé, puis riche, il n’a jamais cessé de prendre soin de son monde.

Quelle que soit sa situation financière ou professionnelle, il n’a cessé de prendre soin. Au début maladroitement, puis il a développé son don.

Prendre soin donne le sens à la vie.

Nous sommes créés pour prendre soin du monde, de notre monde. Pour prendre soins les uns des autres.

Comment prenez-vous soin du monde? De qui prenez-vous soin?

Comment occupez-vous votre statut d’homme, de père, du fils, de frère, de collègue, d’associé, d’employé?….

Joseph et la différence dans la Bible

Joseph et la différence dans la Bible

Différence, transferts, symboles et jalousies

D’après le récit biblique, Joseph est le fils préféré de son père, Jacob.

Celui-ci reporte probablement sur leur aîné l’amour qu’il avait pour sa femme préférée Rachel. Celle-ci este effet morte à la naissance de Benjamin, leur deuxième fils. Cette préférence du père, manifesté par le cadeau d’une tunique multicolore à ses 17 ans, entraîne la jalousie des demi-frères de Joseph. D’autant que Joseph leur raconte, à la suite, les deux rêves qu’il a fait. Dans le premier, onze gerbes de blé s’inclinent une douzième, celle de de Joseph. Dans le second rêve, onze étoiles, le soleil, et la Lune, se prosternent devant Lui. Il n’est pas besoin d’être un savant pour les interpréter en représentation de sa suprématie. La jalousie de ses frères ne cesse de grandir.

Je n’en peux plus” dû certainement dire un des frères de Joseph. “Et vas-y que dans ses rêves soit on se prosterne ou soit on s’incline devant lui”, Et puis quoi encore ? Et en plus notre Père Jacob le soutient. A son prochain rêve, je le...

Et c’est ainsi que Joseph, bien qu’échappant à la mort, fut vendu comme esclave à une caravane de bédouins. Ceux-ci passaientt par là pour aller en Egypte.

Psycho-éducation et différence dans la Bible

La fratrie des grands personnages de la bible Un vaste sujet que l’on explore peu. Vivre avec la différence peut parfois énerver, exacerber et donner lieu à ce que l’on appelle un burn-out ou à des envies, pas très pacifiques. (Voir l’histoire de Caïn et Abel, ou du retour du fils prodigue). Comment gérer une logique diffétente qui peut paraitre totalement dénuée de sens? Ce questionnement récurrent a donné lieu, ces dernières années, à la création du concept de psycho-éducation. C’est à dire, un concept qui explique à l’entourage, à la fratrie comment mieux comprendre et vivre avec celles et ceux qui diffère de la norme.

La différence exacerbe les incompréhensions

L’incompréhension, le rejet, est souvent le destin des personnes qui pensent autrement. Le destin des personnes qui ont une pensée en arborescence. Pour la plupart des personnes, la pensée va d’un point A à un point B, en prenant les autoroutes, les longs boulevards ou les grands ponts neuronaux. Pour d’autres, la pensée va prendre les ruelles, les centre-ville, les zones piétonnes…

Cette forme de pensée se construit en faisant lien avec les expérience, les souvenirs, et la connaissance. Elle est, du coup, beaucoup plus complexe et plus vaste. Une forme de pensée différente qui exacerbe l’incompréhension. Les personnes qui pensent de cette manière, croient que tout le monde fonctionne comme elles. Elles se retrouvent donc bien souvent au milieu de conflits sans en comprendre l’origine et se demandent alors “Mais pourquoi ??“.

Joseph, lors de son voyage de captif vers l’Egypte dut se poser bien des questions. “Pourquoi cette injustice, alors que je n’ai pourtant rien fait de mal ?”

Questionnement venant à l’esprit, juste parce qu’il n’y a pas la conscience de différentes structures de la personnalité.. Chaque structure a un mode de pensée bien particulier et il n’est pas toujours évident de le comprendre.

La neurodiversité au coeur de la Bible comme parcours d’exploration

Le talent du déficit

La neurodiverstié est une voie assez peu explorée et qui peut pourtant nous apprendre beaucoup de choses. Une voie de diversité qui peut, peut être, nous aider à mieux comprendre les conflits, les rivalités, l’incompréhensible.

Etant TDAH et TSA, (Trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité – Trouble du spectre de l’autisme) mon souhait est de partager une approche différente de la Bible. Celle-ci s’est construite en essayant d’une part de me comprendre. Mais aussi, d’autre part, par le biais de l’accompagnement en tant que travailleur médico-social. Je côtoie, depuis des décennies l’épilepsie, l’autisme, les troubles du comportement, la psychose, l’alcoolisme, la perversion, l’état végétatif, la fin de vie. Tout un panel de facettes qui m’amènent à mieux comprendre l’humain, et ses différents processus de vie.

La Bible est constituée de cas d’études. Bon nombres de profils différents nous enseignent ce que peut devenir l’humain quand il est confronté à différentes situations qui sortent de l’ordinaire.

Interpellés par un regard différent sur la Bible?

La Bible sous le regard de la neurodiversité vous intéresse ou vous interpelle? Je vous invite à parcourir un bout de chemin ensemble afin de questionner l’Histoire différemment. Nous verrons aussi que la perfection, telle que le sens commun l’entend, n’est pas du tout le critère de la faveur de Dieu.

Au plaisir de débattre et de partager ensemble si vous le souhaitez.

Jean Paul Rase

crédit photo : Markus Spiske – Pexels

La différence, source de division

La Béance : “Notre troisième pilier”? (2)

Apprivoiser le monstre

L’inconscient est tour à tour considéré comme la source du mal absolu, le danger à l’image des monstres sous-marins, et comme porte de communication entre l’Intelligence Infinie et l’Imagination créatrice.

Il est indispensable, le plus rapidement, et tout au long de la vie, de cheminer en conscience avec cet inconscient. D’apprendre à le fréquenter, le démystifier, à l’écouter, le décrypter, et s’en faire un ami. 

Il est également indispensable de l’habiter. Et c’est le rôle du St Esprit. De la même manière que le calculateur central, joint à la barre d’uranium permet de réguler le fonctionnement du réacteur nucléaire, et que celui-ci illumine la région par son énergie de manière sûre et optimale, ainsi me semble être le rapport fonctionnel entre ma volonté, mes actions et mon inconscient. L’inconscient est capable d’animer ou de paralyser, de transmettre ou de retenir, de faire réussir ou de suspendre le résultat.

Nous avons bon nombre de pouvoirs et de responsabilités nous les humains.

La divinité agît au travers de chacun d’entre-nous,  Elle nous insuffle, nous inspire, nous communique l’amour pour nous et le monde.

Parmi toutes les responsabilités que nous avons, il y en a une, majeure, que nous oublions, bien souvent, pour notre ruine finale.

Garder, cultiver, prendre soin de son « Coeur” (Coeur : dans le sens de ce qui nous meut).

« Garde ton coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie »

C’est la clef de l’intégrité, de l’unité de l’être, de l’amour et du don bénéfique de soi au monde.

C’est la clef de la vérité.

C’est un chemin que l’on ne fait jamais seul si on veut qu’il soit sûr. Bien que la société occidentale moderne ait promu l’individualisme, on en voit les limites tragiques, qu’elles soient conjugales, parentales, familiales, professionnelles, sociales, économiques, sanitaires, spirituelles, philosophiques, sociologiques, technologiques, scientifiques, etc…

De même qu’il y a des médecins, des ingénieurs, des professeurs, des ouvriers, des chefs d’équipe, des agriculteurs, des artisans de toutes sortes, des informaticiens, des vendeurs, il y a des Coachs, des Psychopraticiens, des Pasteurs, des Conseillers Spirituels/de vie et des Mentors.

Choisissez d’être accompagné le plus tôt possible dans votre vie. Les enjeux sont trop importants pour que vous traitiez cela de secondaire.

Tous ne sont pas bons, tous ne sont pas intègres, tous ne sont pas fondés sur une déontologie irréprochables, tous n’ont pas comme priorité leur « clients », tous ne sont pas « éveillés ».

Comment alors les reconnaître?

En matière d’accompagnement de vie/spiritualité et de mentorat : je recommande toujours d’examiner attentivement ce que nous dit notre « Coeur » à l’écoute, à la lecture, ou au visionnage de messages du/de la professionnel/le. Puis allez vers celui/celle qui vous semble le/la plus droit/e, le/la plus exigeante et le/la plus bienveillante. 

Tout cela à la fois. 

Evitez, au moins dans dans un premier temps, les « représentants officiels d’un Culte/ d’une Eglise ». Leur mission est claire : faire rentrer les moutons dans la bergerie. Et pour eux il n’y en a qu’une, la leur. On reconnait leur message car il est très centré sur l’Eglise, les doctrines ou les dogmes, la morale, et les sacrements. Non que tout cela soit mauvais en soi, mais ce n’est pas forcément la priorité, et en tous cas pas un accompagnement productif et satisfaisant.

Puis essayez, et ressentez. Il est impératif que vous sentiez « l’esprit de vérité » chez ce/cette accompagnant, et vous saurez le/la reconnaitre.

La Béance : “Notre troisième pilier”? (1)

Le monstre des profondeurs.

Il y a près de 20 ans, lors de ma première psychanalyse, je confiais que je me sentais tomber dans un vide vertigineux, sans rien à quoi me raccrocher, tous mes repères et mes croyances s’effondrant à l’intérieur et à l’extérieur de moi.

Il eut cette phrase mystérieuse et totalement absurde à mon sens : « Et bien, appuyez-vous sur ce vide, sur ce vertige »

Il ne s’est pas passé une semaine ou un mois, depuis lors, qui ne m’ait ramené cette phrase à la mémoire, avec toujours cette question : « mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?»

J’ai cheminé depuis, passant d’une vie à l’autre, d’une partenaire à l’autre, accumulant expériences, réjouissances, déceptions, victoires, échecs….

Les années passent, et un jour j’ai fait un choix qui, plus que tous les autres, m’a amené dans un désert, un vide, un espace intersidéral, la somme de toutes mes béances intérieures, matérialisées de forme indescriptible. A la fois, paradis et enfer, mur et fossé, impasse et croisement, aridité et fertilité, humiliation et dignité, solitude et socialisation, lent écoulement des jours et course folle du monde, terme d’une vie et arrêt sur image, champ fertile et aride, Arbre fruitier luxuriant sans fruit, semence sélectionnée pourrissant au fond d’un trou.

Le comble de l’ironie.

Moi qui me suis battu pour être un productif, me voilà im-productif par paralysie intérieure.

Moi qui considérait mon corps comme un outil fiable pour « gagner ma vie », voilà qu’il me fait souffrir et me fait payer mes années de labeur et m’immobilise .

Moi qui suis organisé, me voilà désorganisé.

Moi qui pensait être prévoyant, je réalise combien je ne le suis pas.

Moi qui pensait être débrouillard, j’ai atteint mes limites. je ne sais plus me débrouiller.

Moi, le vide, la béance.

Chemin faisant dans mon immobilisme, je constate comme chacun/e le fossé, la béance qu’il y a entre mes idéaux et la réalité de mes actions, entre mes résolutions et mes résultats.

Et la question me vient : qu’y a-t-il dans ce fossé, cette béance ce vide. Qui transforme ou déforme, transcende ou précipite, élève ou abat?

Qu’y a-t-il dans ce territoire sombre, inaccessible, inconnu, mystérieux et imprévisible, qui tour à tour pétille ou gronde?

Il y a bien de quoi se décourager.

Parce que l’on parle bien de cet océan inconscient dans lequel résident les relents de l’inconscient collectif, où s’amusent les héritages transgénérationnels, où se cristallisent les refoulements de l’enfance et du vécu d’aujourd’hui, se transformant en terreau de culpabilité, de révolte, d’amertume, ou de résilience et de sublimation. 

Océan ou grouille une vie sous-marine inestimable, sur lequel plane l’Esprit de Dieu, insufflant les merveilles des génies, le Désir de la Vie, la pensée de l’Eternité, et désirant y être invité par l’être conscient pour y jouer son plein rôle de Lumière.

C’est là qu’intervient l’aspect « pilier » de mon titre. C’est dans ce temps-là de mon expérience que jaillit la révélation : « Souviens-toi : du rocher dans le désert jaillira l’eau quand tu lui parleras », et l’on en remplira les jarres d’où l’on versera le meilleur vin qui soit après qu’Il ait prié. Apprends à aimer ce vide, cette béance, et « appuie toi sur elle! ».

Voilà, la boucle est bouclée. L’Esprit de Dieu est invité, c’est Lui qui est le rocher dans cette béance. Je peux m’appuyer sur Lui.

Je peux, par la foi consciente et aimante apprivoiser ce qui m’épouvante et m’abat. La joie est à l’horizon.

A suivre : Partie 2

Il meurt lentement

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnuIl meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!
Auteur : Pablo Néruda

Réagir à des remarques désagréables sur mon aspect

Depuis le début de mon premier mariage j’ai pris du poids, et je ne suis jamais parvenu à endiguer cette progression jusqu’à il y a un an environ, en changeant mon mode de vie au quotidien. Il se trouve que j’ai un aspect avenant, sympathique, j’attire les femmes comme des mouches et les moqueries et remarques condescendantes sur mon poids comme du miel pour des abeilles. Je n’ai que très rarement réagi car j’étais assez paralysé par un sentiment d’illégitimité : “ils avaient raison ceux qui m’humiliaient“. Je pensais cela. Et en même temps je trouvais vraiment indignant ce genre d’interventions dégradantes. Que faire?

Un jour, l’une de mes amies de jeunesse, une psy (en plus) me fit une remarque en public sur le fait que je reprenais du plat principal (un gratin à tomber par terre!!) et que je devrais m’inquiéter pour mon poids…

C’était la situation la plus humiliante que j’aie vécue… Mais j’avais beaucoup travaillé ma position et je la fixais droit dans les yeux en l’interpellant :

Dis-moi E…, en quoi cela te gêne-t-il que je sois manifestement en surpoids?

C’est pour ta santé que je te dis cela” me répondit-elle.

Ahah…. je te remercie de tant de sollicitude repris-je, mais dis-moi : avons-nous passé un accord explicite ou implicite de veille mutuelle?

Heu…. non

Alors cette remarque te concerne, toi, et uniquement toi, et je suis désolé que tu sois à ce point terrorisée à l’idée d’être de nouveau en surpoids toi-même” (à 18 ans nous avions 10kg de différence, en plus pour elle, pour 15 cm de moins que moi)(j’adorais sa magnifique poitrine mais elle ne l’a jamais su ;-)))

Elle a quitté la table en larmes et, dans mon cercle social, plus jamais personne ne s’est avisé de me faire une remarque.

Désormais quand un ou une écervelé/e s’avise de me juger sur mon apparence, il/elle ne le fait qu’une fois…

Cela parle de lui/elle, et je ne lui donne pas mon accord pour ce genre de relation.

Olivier H. 12/2020