La Béance : “Notre troisième pilier”? (1)

par | Fév 8, 2021 | Croissance personnelle et réussite, Leadership, Vie spirituelle

Comment faire face au deuil?

Comment faire face et vivre le deuil? La question du deuil et des ressources mises en oeuvre pour le vivre en intégrité est actuelle. La mort que nous faisons tout pour combattre, est inéluctable.  Au cours de ces 10 dernières années, j'ai vu disparaitre deux de...

Trouver le bonheur grâce à la Foi.

Je crois profondément que nous avons été créé pour trouver la joie et le bonheur. Le Créateur nous a donné une partie de son pouvoir de création.  Tout, absolument tout chez l’être humain, tout est croyance. La rationalité n’existe que dans nos croyances. Nous sommes...

Le monstre des profondeurs.

Il y a près de 20 ans, lors de ma première psychanalyse, je confiais que je me sentais tomber dans un vide vertigineux, sans rien à quoi me raccrocher, tous mes repères et mes croyances s’effondrant à l’intérieur et à l’extérieur de moi.

Il eut cette phrase mystérieuse et totalement absurde à mon sens : « Et bien, appuyez-vous sur ce vide, sur ce vertige »

Il ne s’est pas passé une semaine ou un mois, depuis lors, qui ne m’ait ramené cette phrase à la mémoire, avec toujours cette question : « mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?»

J’ai cheminé depuis, passant d’une vie à l’autre, d’une partenaire à l’autre, accumulant expériences, réjouissances, déceptions, victoires, échecs….

Les années passent, et un jour j’ai fait un choix qui, plus que tous les autres, m’a amené dans un désert, un vide, un espace intersidéral, la somme de toutes mes béances intérieures, matérialisées de forme indescriptible. A la fois, paradis et enfer, mur et fossé, impasse et croisement, aridité et fertilité, humiliation et dignité, solitude et socialisation, lent écoulement des jours et course folle du monde, terme d’une vie et arrêt sur image, champ fertile et aride, Arbre fruitier luxuriant sans fruit, semence sélectionnée pourrissant au fond d’un trou.

Le comble de l’ironie.

Moi qui me suis battu pour être un productif, me voilà im-productif par paralysie intérieure.

Moi qui considérait mon corps comme un outil fiable pour « gagner ma vie », voilà qu’il me fait souffrir et me fait payer mes années de labeur et m’immobilise .

Moi qui suis organisé, me voilà désorganisé.

Moi qui pensait être prévoyant, je réalise combien je ne le suis pas.

Moi qui pensait être débrouillard, j’ai atteint mes limites. je ne sais plus me débrouiller.

Moi, le vide, la béance.

Chemin faisant dans mon immobilisme, je constate comme chacun/e le fossé, la béance qu’il y a entre mes idéaux et la réalité de mes actions, entre mes résolutions et mes résultats.

Et la question me vient : qu’y a-t-il dans ce fossé, cette béance ce vide. Qui transforme ou déforme, transcende ou précipite, élève ou abat?

Qu’y a-t-il dans ce territoire sombre, inaccessible, inconnu, mystérieux et imprévisible, qui tour à tour pétille ou gronde?

Il y a bien de quoi se décourager.

Parce que l’on parle bien de cet océan inconscient dans lequel résident les relents de l’inconscient collectif, où s’amusent les héritages transgénérationnels, où se cristallisent les refoulements de l’enfance et du vécu d’aujourd’hui, se transformant en terreau de culpabilité, de révolte, d’amertume, ou de résilience et de sublimation. 

Océan ou grouille une vie sous-marine inestimable, sur lequel plane l’Esprit de Dieu, insufflant les merveilles des génies, le Désir de la Vie, la pensée de l’Eternité, et désirant y être invité par l’être conscient pour y jouer son plein rôle de Lumière.

C’est là qu’intervient l’aspect « pilier » de mon titre. C’est dans ce temps-là de mon expérience que jaillit la révélation : « Souviens-toi : du rocher dans le désert jaillira l’eau quand tu lui parleras », et l’on en remplira les jarres d’où l’on versera le meilleur vin qui soit après qu’Il ait prié. Apprends à aimer ce vide, cette béance, et « appuie toi sur elle! ».

Voilà, la boucle est bouclée. L’Esprit de Dieu est invité, c’est Lui qui est le rocher dans cette béance. Je peux m’appuyer sur Lui.

Je peux, par la foi consciente et aimante apprivoiser ce qui m’épouvante et m’abat. La joie est à l’horizon.

A suivre : Partie 2